Le pressé
Il a un rendez-vous, une place en double file, un enfant à récupérer. Chaque phrase de trop le rapproche de la porte.
Par exemple : Julien, 44 ans, AOD
S'entraîner en conditions réelles
Les patients du comptoir sont des agents IA spécialement conçus et développés pour reproduire le comportement de nombreux patients : 16 profils sur huit entretiens, 128 personnages avec leur histoire, leur ordonnance et leurs raisons de refuser. Vous leur parlez au micro, ils vous répondent de vive voix.
Essai sans compte : deux répliques face à Enzo, 24 ans, pour lui proposer son bilan prévention.

La méthode
Chaque patient suit des règles secrètes : ce qui retient son attention, les arguments qui le font avancer, ceux qui le font partir. Vous ne cliquez pas sur des réponses toutes faites : vous lui parlez, comme au comptoir.
Il pose son ordonnance, avec son humeur, son histoire et ses raisons de dire non.
Au micro : votre voix est transcrite. Ou au clavier, si vous préférez.
Agacé, pressé ou rassuré, il réagit à chacun de vos mots, et il peut partir.
La jauge de conviction bouge à chaque réplique ; le débrief cite vos mots et dit quoi dire à la place.
Enzo, 24 ansLe pressépose l'ordonnance, jette un œil dehors Salut, c'est pour les patchs. Je suis garé en double file, là.
répond à voix hauteJe vous les prépare tout de suite. Arrêter de fumer, c'est une vraie décision : c'est pour une occasion ?
dicté au microarrête de tapoter ses clés Ouais… le bébé arrive en mars. C'est pour ça, en vrai.
répond à voix hautePas un chatbot à qui poser des questions : des patients qui ont leurs raisons, un arbitre qui compte les points, un formateur qui débriefe.
Chaque patient est un agent IA conçu pour un rôle : son histoire, son humeur, son ordonnance et des règles secrètes, ce qui l'intéresse et ce qui le fait fuir.
Vous parlez au micro, votre voix est transcrite ; le patient vous répond avec la sienne, agacé, pressé ou rassuré. Le clavier reste possible.
La conviction est calculée réplique par réplique à partir des règles du patient : un « bonjour » ne vaut pas un oui, et la même phrase vaut toujours le même prix.
Vos répliques citées mot pour mot : celles qui ont fait avancer le patient, celles qui l'ont refroidi, et quoi dire à la place.
Démonstration · Bilan prévention 18-25 ans
Il passe chercher ses patchs nicotiniques entre deux chantiers. Vous avez droit à deux répliques pour lui donner envie de faire son bilan prévention. Parlez au micro ou écrivez : il vous répond de vive voix.
Seize profils de patients
Les seize profils reviennent sur chacun des huit entretiens, avec les objections propres au traitement : 128 patients en tout. Le pressé sous anticoagulant ne se convainc pas comme la jeune maman qui vient pour du fer.
Il a un rendez-vous, une place en double file, un enfant à récupérer. Chaque phrase de trop le rapproche de la porte.
Par exemple : Julien, 44 ans, AOD
Il ne comprend pas ce qu'est un entretien pharmaceutique ni pourquoi un pharmacien voudrait lui parler de son traitement.
Par exemple : Mamadou, 68 ans, AVK
Il prend son traitement depuis des années, il gère, il n'a besoin de personne.
Par exemple : Thomas, 41 ans, Asthme
Il soupçonne une arrière-pensée : vendre quelque chose, faire du chiffre, ficher ses données.
Par exemple : Mohamed, 72 ans, Bilan de médication
Son traitement l'inquiète, il a lu des choses, il a peur des effets indésirables ou d'une complication.
Par exemple : Émilie, 41 ans, Anticancéreux oraux
« C'est mon médecin qui s'occupe de ça. » Il ne voit pas pourquoi le pharmacien s'en mêlerait.
Par exemple : Inès, 36 ans, Grossesse
Il vient chercher le traitement d'un proche (parent, conjoint). Il est fatigué, débordé, et ce n'est pas lui le patient.
Par exemple : Samia, 45 ans, Opioïdes
Tout ce qui ressemble à un service a forcément un coût. Il fait attention à chaque euro.
Par exemple : Patrick, 49 ans, Bilan prévention
Il s'est renseigné, ou il est du métier (infirmier retraité, ingénieur). Il teste votre compétence.
Par exemple : Hélène, 66 ans, AOD
Il n'aime pas parler de sa santé, encore moins au comptoir avec trois personnes derrière lui.
Par exemple : Olivier, 57 ans, AVK
Il est de mauvaise humeur : produit manquant la dernière fois, attente, mauvaise nouvelle médicale. Il n'est pas là pour discuter.
Par exemple : Franck, 48 ans, Asthme
« À quoi bon ? » Il minimise sa maladie, ou il a baissé les bras.
Par exemple : Fernanda, 84 ans, Bilan de médication
Il a tout son temps et vous raconte tout : ses petits-enfants, son voisin, sa dernière prise de sang. La proposition se noie dans la conversation.
Par exemple : Ginette, 77 ans, Anticancéreux oraux
Il a une application pour ses rappels, il a posé la question à une IA, il a lu les forums. Il ne voit pas ce qu'un entretien ajouterait.
Par exemple : Lina, 27 ans, Grossesse
Il se méfie des médicaments eux-mêmes : « moins j'en prends, mieux je me porte ». Il espace ses prises, préfère les plantes et pense parfois tout arrêter.
Par exemple : Véronique, 57 ans, Opioïdes
Il vit avec un handicap intellectuel et vient avec un proche ou un éducateur. Il comprend plus qu'on ne le croit, à condition qu'on lui parle à lui.
Par exemple : Sandrine, 46 ans, Bilan prévention

Le débrief
Après chaque échange au comptoir, le formateur IA reprend vos répliques mot pour mot : celles qui ont fait avancer le patient, celles qui l'ont refroidi et ce qu'il fallait dire à la place. Un second regard note vos six ressorts et vous propose un plan d'entraînement.
Accès à la formation
Des simulations sans limite de nombre, à l'écrit ou à la voix. Un paiement unique de 299,90 € TTC pour un an d'accès.